Dans l'Aurore d'un songe. L’âme pleine d'ardeur.
J'ai cru en des héros. J'ai cru en leur lueur.
Leurs paroles d'argent. Tel des champs d’alcyons
M'ont enivré d'espoir. Caressant mes saisons.
Je leur ai confié mes rêves les plus fous
Croyant que tous ensemble, nous briserons les verrous
Mais l'écho de leur voix s'est perdu dans la brume
Et mes songes déçus se meuvent en infortune.
Nous voulions bâtir un monde en chantier
Ou l'amour s'imposerait. En rasant le passé
Mais leurs mains. Hélas. Lâchèrent les feux de joie
Et mes espoirs, brisés, jonchent le vieux bois.
De ces super-héros qui tombèrent le masque
Me voici revenu. Dans l'océan. Opaque.
Leur promesse d'éclat s'embrouillent dans la nuit.
Et j'ai marché. Sous le poids de l'oubli
Déçu par ces visages qui me soulevèrent
Je réalise. Enfin. Que tout est éphémère
Que même les Tribuns peuvent faillir en chemin.
Qu'ils peuvent tout balayer d'un revers de main.
Ainsi. Telle une énigme. Je poursuis mon voyage.
Dans l'épaisseur des luttes. Je porte encore la rage.
Car si la déception a terni mon regard
Elle n'a su éclipser le feu de mon égard.
Dans les éclats de l'Aube,ou mes rêves s'élevaient
Portés par des élans qui parfois s'envenimaient
Je croyais. En ces hommes. A leur volonté
Ceux-la. En silence. On trahi ma fierté.
Pourtant. Au fond de moi. Une flamme persiste
Une étoile lointaine. Inlassablement triste.
Car même dans la défaite. Dans la chute et l'effroi
Brille toujours l'espoir. Comme horloge. Au beffroi.